Les projets
- Projet 1 : Risques inondations et déséquilibres sédimentaires
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Animateurs : Guy DELRIEU (INPG) et Hervé PIEGAY (ENS LSH)
L’étude des risques liés aux inondations et des déséquilibres sédimentaires représente de forts enjeux en région Rhône-Alpes. Celle-ci est exposée à la fois au risque de crues rapides des petits bassins versants de montagne, aux inondations urbaines, ainsi qu’aux crues de plaine des grands fleuves : Saône, Rhône, Isère, Loire Supérieure. Elle comporte des rivières à fort transport solide : Ain, Drôme, Rhône, Loire Supérieure…, dont les écosystèmes sont de grande qualité, ainsi que de nombreuses retenues piégeant les matières en suspension (MES) et polluants associés.
Le projet a pour objectifs une meilleure connaissance des processus météorologiques, hydrologiques, hydrauliques et sédimentaires associés aux crues en vue d’améliorer la prévention des inondations et la dynamique des lits alluviaux (enfoncement, exhaussement du lit, méandrement…), dans un contexte de changement climatique avéré et dans l’esprit du développement durable, intégrant les dimensions socio-économiques et écologiques.
Il s’agit de favoriser la synergie des acteurs scientifiques en s’appuyant sur les observatoires existant (OHM-CV, OTHU, ZABR, Draix) et les plateaux régionaux dédiés à la modélisation (SOMME), à l’expérimentation (ECOUFLU) et à la mesure (PS2E).Un autre axe de travail est la diffusion scientifique et technique vers les acteurs socio-économiques.
- Projet 2 : Risques gravitaires, séismes
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Animateurs : Jacky MAZARS (UJF) et Denis JONGMANS (UJF)
La région Rhône-Alpes est soumise à de multiples aléas naturels (en particulier gravitaires et sismique) qui posent des problèmes importants aux organismes opérationnels en charge de l’aménagement et de la gestion du territoire. Ce projet sur les risques gravitaires et sismiques vise à soutenir la création et le fonctionnement d’observatoires des phénomènes naturels, développer et utiliser les méthodes de modélisation numérique, développer l’instrumentation d’ouvrages de protection ou de bâtiments spécifiques soumis à des aléas naturels, promouvoir l’étude du couplage entre les risques naturels (séismes - mouvements de terrain), étudier et comprendre les comportements humains face aux risques naturels afin d’aboutir à une gestion efficace de ces risques. L’ensemble de ces éléments convergent vers l’idée d’une meilleure appréhension des risques et de la vulnérabilité et la mise en pratique de ces recherches pour la conception d’ouvrages de protection ou parasismiques et d’un façon plus générale l’aide à la décision vis-à-vis des réductions de vulnérabilité.
- Projet 3A : Particules atmosphère
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Animateurs : Patrick RAIROUX (Lyon 1) et Chantal STAQUET (INPG)
Ce projet couvre le domaine de compétence de plusieurs équipes de la région Rhône-Alpes en physique, chimie, et dynamique de l’atmosphère, ainsi que les effets biologiques et l’impact sur la santé humaine de la pollution chimique atmosphérique. Plusieurs laboratoires impliqué dans ce projet sont regroupés au sein d’Envirhônalp et participent aux plateaux ANAMEA, MOCQA et à l’observatoire PIMPU.
Les projets de recherchent concernent trois problématiques :- La modélisation du transport des polluants dans les régions alpines
- L’étude des propriétés chimiques-physiques des particules fines atmosphériques
- L’impact biologique des contaminants chimiques de l’environnement
- La compréhension et la caractérisation des processus de transport et le mélange de polluants dans les couches atmosphériques stables
- De caractériser la cinétique de la transformation des aérosols primaires-secondaires et de développer une instrumentation in-situ et la télédétection adaptée
- De développer des marqueurs biochimiques, moléculaires et physiologiques chez les organismes exposés à des facteurs majeurs incriminés dans la pollution aérienne (ozone, particules)
- Projet 3B : Contrôle des substances prioritaires – Contaminants chimiques des eaux
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Animateurs : Marina COQUERY (Cemagref ) et Jean-Luc BERTRAND-KRAJEWSKI (INSA)
Le projet a pour objectif global d’évaluer les flux de substances chimiques prioritaires, émergentes et les autres substances chimiques retrouvées de façon récurrente dans les eaux rejetés dans les milieux aquatiques par les bassins versants urbains et leurs systèmes d’assainissement (rejets de temps sec et de temps de pluie provenant des stations d’épuration, des déversoirs d’orage et des eaux pluviales, dispositifs d’infiltration des eaux de ruissellement) ou ruraux. L’accent est mis sur une meilleure évaluation de la vulnérabilité temporelle et spatiale de ces contaminations, sur leur spéciation afin de parvenir à une meilleure estimation des risques d’exposition pour l’homme et les milieux aquatiques. Les travaux doivent également permettre d’apporter des éléments de répons quant à la hiérarchisation des facteurs et processus clés qui déterminent les flux de polluants et aider à définir des actions visant à las limiter. Le projet s’appuie sur cinq projets de recherche existants et lancés indépendamment les uns des autres sur des compartiments séparés des bassins versants : projets Ampères, Ecopluies, Esprit, Dema et Ecoger. Ces projets sont financés soit par l’ANR (programme PRECODD), soit par le pôle de compétitivité Chimie-Environnement. Le projet s’appuie en particulier sur les données fournies par l’OTHU.
- Projet 4 : Biodiversité
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Animateurs : Gudrun BORNETTE (Lyon 1) et Jean-Jacques BRUN (Cemagref)
L’enjeu de ce projet est de fournir aux acteurs régionaux les bases scientifiques d’aide à la décision pour la conservation et la gestion durable de la biodiversité dans les écosystèmes aquatiques et terrestres de la région Rhône-Alpes. Les objectifs sont :
- De mesurer les modifications de biodiversité qui résultent des changements climatiques et des autres impacts anthropiques en se focalisant sur les écosystèmes qui font la spécificité de la région Rhône-Alpes (cours d’eau de piémont et leurs aquifères, écosystèmes lacustre et les écosystèmes terrestres de montagne et de plaine)
- De prévoir les conséquences des modifications de cette biodiversité sur le fonctionnement de ces écosystèmes. Ces travaux visent à traduire ces changements de biodiversité et de fonctionnement en termes d’impacts sur les services rendus à la société et de produire des connaissances, des méthodes et des outils pour la gestion des écosystèmes et de leur biodiversité.
- Projet 5 : Indicateurs
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Animateurs : Bernard MONTUELLE (Cemagref ) et Jean-Marcel DORIOZ (INRA)
Dans un contexte réglementaire de plus en plus exigeant et face à la demande sociale traduite par les Agences de l'eau, les collectivités locales et territoriales et les gestionnaires de moyens de traitement des eaux, il devient essentiel de développer des travaux de recherche sur les outils de diagnostic de l’état des écosystèmes. Ce projet vise à développer des recherches permettant d’affiner et de tester la cohérence du concept d’état écologique dans diverses situations et de proposer des outils et des méthodologies pour la mesure de cet état. Il s’agit de mobiliser et d’organiser, la convergence de projets obligatoirement divers en termes d’échelles d’étude, d’objets, de dynamiques mais centrés sur l’analyse de processus écologiques s’inscrivant dans une perspective opérationnelle. Une liste de paramètres normalisé s’avère insuffisante pour caractériser l’état écologique d’un système soumis à l’ensemble interactif des facteurs de stress du milieu (chimique, physique, biotique). Il existe donc un déficit méthodologique, que les recherches contribueront à combler par une réflexion théoriques et des innovations en termes d’outils et de méthodes. L’hypothèse de travail principale de ce projet est que l’état biologique d’écosystèmes exposés à diverses conditions de perturbations est évaluable à partir d’une combinaison de descripteurs complémentaires en termes de processus écologique, de niveau d’organisations et de pas de temps.
- Projet 6 : Impacts physiques et chimiques sur la santé
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Animateurs : Jeanne GARRIC (Cemagref) et Anne MAITRE (UJF)
Depuis une dizaine d’années la santé se repositionne au cœur de la problématique de la protection et de la réhabilitation de l’environnement. Les craintes du public pour sa santé et le devenir de son environnement, perçus comme menacés par le développement technologique et ses conséquences socio-économiques et écologiques, exercent une pression sociale considérable sur les décideurs et les acteurs de la vie économique et sociale. C’est en termes de gestion durable que ce débat, à l’interface des préoccupations sanitaires, économiques, sociétales et environnementales, se situe actuellement dans les pays développés et en particulier au sein de l’Europe. La région Rhône-Alpes de part l’importance des entreprises industrielles de chimie, de transformation des métaux, des plastiques, des nanotechnologies, de production d’énergie nucléaire, mais également de ses activités agricoles est au tout premier rang des régions françaises où le risque sanitaire lié aux émissions industrielles et agricoles notamment chimiques et ionisantes, vis-à-vis des populations humaines et des écosystèmes environnementaux est à étudier. Il est de fait primordial de favoriser les liens entre recherche et le monde socio-économique. Ceci est souligné par la mise en place du pôle de compétitivité chimie-environnement. Cependant, il reste à développer un réseau de compétences permettant d’appréhender de façon coordonnée, sur des bases scientifiques, les risques environnementaux sur la santé humaine liés à une activité anthropique et une pression urbaine en développement.
- Projet 7 : Microbiologie et risques pour la santé
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Animateurs : Benoît COURNOYER (Lyon 1) et Roberto GEREMIA (INPG)
Les micro-organismes représentent l’une des composantes biologiques incontournables de notre planète. Ils se sont adaptés à une multitude d’environnement incluant des milieux extrêmes où aucune autre forme de vie n’a pu se développer. L’augmentation des populations humaines, les fortes activités industrielles, l’urbanisation et l’agriculture intensive ont donné naissance à de nouvelles forces sélectives affectant globalement nos paysages et la diversité biologique. Les micro-organismes comme la vaste majorité des espèces biologiques ont été affectés par cette réalité. La contamination de sites naturels par des xénobiotiques ou métaux lourds et certaines pratiques agricoles et industrielles génèrent des modifications de la composition des microflores naturelles créant des changements conséquents dans l’équilibre des forces biologiques et pouvant donner naissance à de nouveaux risques dont l’augmentation et l’évolution des populations d’agents infectieux.
- Projet 8 : Traitement des effluents
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Animateur sous-projet 8A : Yves PERRODIN (ENTPE)
Animateurs sous-projet 8B : Marc AUROUSSEAU (INPG) et Jean-Pierre CANLER (Cemagref)La gestion durable des effluents urbains et industriels comprend le traitement des effluents générés ou contaminés par l’activité humaine mais également la valorisation des matières premières de récupération et la préservation des ressources et des milieux naturels. Ce projet porte ainsi sur les eaux pluviales et usées urbaines, les eaux et effluents industriels et les effluents gazeux. Il existe sur la région Rhône-Alpes un très fort potentiel de recherche permettant d’aborder l’ensemble des problématiques associées à cette gestion durable des effluents. Les compétences disponibles recouvrent l’ensemble des procédés et processus (physiques, chimiques, biologiques…) et permettent d'aborder aussi bien les traitements intensifs que les traitements extensifs. Ce potentiel est maintenant bien identifié et organisé dans le cadre d’Envirhônalp autour du plateau PEI et de l’observatoire OTHU. Ce projet se développe en lien étroit avec le projet RHODANOS « Traitement de l’eau ». Ce projet est découpé en 2 sous-projets complémentaires :
Sous-projet 8A : Gestion et traitement des effluents urbains in-situ
Les rejets des eaux pluviales constituent une des sources principales des polluants (métaux lourds, hydrocarbures…) produits par la ville. Or, les techniques classiques de réseau posent aujourd’hui de nombreux problèmes techniques et environnementaux notamment vis-à-vis de la pollution des milieux récepteurs. Dans ce contexte, renforcé par des exigences réglementaires croissantes (DCE EAU visant le bon état écologiques des milieux à l’horizon 2015) et la nécessité générale de contribuer à la recharge des nappes, les techniques de rétentions/infiltration des eaux de ruissellement sont aujourd’hui en plein essor en France comme à l’étranger. Cependant de nombreuses questions subsistent quant à leurs performances techniques et environnementales à toutes les étapes de leur vie.Sous-projet 8B : Gestion et traitement des effluents urbains et industriels ex-situ
Le second sous-projet porte sur la gestion et le traitement, intégré ou en aval des procédés de production, d’effluents liquides et gazeux qu’ils soient d’origine industrielle ou urbaine. Il est animé principalement par les acteurs du plateau PEI d’Envirhônalp travaillant dans ces domaines auxquels s’ajoutent des acteurs de Chambéry et de Saint-Etienne. Ainsi, ce projet fédérateurs permet d’enrichir en les mutualisant les problématiques, les outils et les méthodologies développées aussi bien par les acteurs spécialisés sur les effluents urbains et/ou sur les effluents industriels. De plus, ce sous-projet repose sur une synergie étroite entre modélisation, simulation numérique, mesures sur des installations réelles et expérimentation. - Projet 9 : Gestion des déchets
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Animateurs : Rémy GOURDON (INSA) et Jean-PIERRE GOURC (UJF)
Ce projet vise à développer et à évaluer par une approche pluridisciplinaire des filières durables de gestion des matériaux et milieux (déchets, sédiments et sols pollués). Le caractère « durable » est examiné par une approche globale des filières intégrant leur évaluation technique et environnementale sur l’ensemble de leurs étapes élémentaires. Les aspects socio-économiques sont également considérés. La spécificité du projet est d’associer des équipes régionales aux compétences complémentaires autour de moyens mutualisés pour une approche intégrée des filières de gestion des déchets, sédiments, sols pollués et matériaux en fin de vie. Il est ainsi proposé de développer en parallèle des recherches relativement ciblées sur des aspects spécifiques jugés d’importance particulière et des recherches plus systémiques permettant de mieux situer les avancées scientifiques et techniques dans le contexte global des filières de gestion et de leur évaluation environnementale.
- Projet 10 : Procédés propres
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Animateurs : Valérie LAFOREST (EMSE) et Daniel FROELICH (ENSAM)
L’objectif principal du projet est de favoriser le développement de technologies et de procédés permettant de réduire les impacts sur l’homme et sur l’environnement des activités industriels. La spécificité du projet est qu’il mène des actions sur les différents maillons de la chaîne de production du fait de la pluridisciplinarité des équipes de recherche :
- Modification de la nature des produits avec l’éco-conception et l’analyse de cycle de vie
- Mise en place de technologies propres, de nouveaux procédés moins polluants en incluant la notion de risque
- La valorisation matière ou énergétique
- Projet 11 : Risques technologiques
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Animateur : Jean-Marie FLAUS (UJF)
Le risque technologique comprend principalement le risque lié aux installations ICPE, le risque nucléaire et le risque « Transport de matières Dangereuses ». Il est surtout de nature accidentelle, mais peut aussi générer des effets chroniques. Son impact concerne les populations et les personnels, les infrastructures, mais aussi l’environnement via la qualité de l’air, de l’eau ou du sol. Une étude de terrain auprès des industriels et de différents institutionnels de la région Rhône-Alpes a fait apparaître un certain nombre de difficultés à résoudre concernant la maîtrise des risques technologiques et le développement des études de danger
- Atelier transversal : Risques et société
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Animateurs : Paule-Annick DAVOINE (Grenoble INP)
En matière de risque, l’organisation institutionnelle de la recherche et la sectorisation des relations avec les financeurs conduit à une division du travail très nette entre les sciences humaines et sociales (SHS) et les sciences dites « dures ». Ce clivage constitue une réelle faiblesse de la recherche en France comme ailleurs. Afin d’en pallier les effets, le projet à pour ambition d’organiser le travail pluridisciplinaire entre les SHS et les sciences dites « dures ». Pour ce faire le projet travail à la construction d’un réseau de chercheurs et de laboratoires désireux de construire des collaborations croisées, organisées autour d’un « bassin de risque » : risques naturels et climatiques, risques industriels et grand réseaux, risques « combinés ».
- Atelier transversal : Modélisation
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Animateurs : Pablo JENSEN (ENS Lyon), Eric BLAYO (UJF), Sandrine CHARLES (Lyon 1)
La région Rhône-Alpes possède un nombre important de laboratoires consacrés à l’étude de l’environnement physique, biologique et l’impact sociétal de l’environnement. La connaissance que l’on a de l’environnement est multiple, il est fondé sur des observations sur ses composantes, des informations qualitatives et aussi sur des lois physiques qui peuvent se traduire pas des systèmes mathématiques complexes qu’il sera nécessaire d’étudier et d’approcher si l’on veut en extraire une information utile. Il n’y a pas, et il ne peut y avoir, de laboratoires où toutes les compétences sont réunies pour l’analyse et la prévision les plus efficaces de l’état de l’environnement. Or des méthodologies communes existent et elles sont développées de façons hétérogènes et souvent indépendantes entre les laboratoires concernés. Le but du projet est de créer une dynamique entre les laboratoires concernés pour la création de bases de connaissances méthodologiques, la mutualisation d’outils et aussi reproduire à l’échelle des laboratoires, en terme d’échange de connaissances, les interfaces qui existent entre les multiples composantes de l’environnement.

Le programme scientifique 
























